lundi 14 décembre 2009
9e Session du Groupe International de Contact sur la Guinée (GIC-G)

COMMUNIQUE FINAL

1. La neuvième session du Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) s’est tenue à Ouagadougou, Burkina Faso, le 13 décembre 2009.

2. Le Groupe a fait le point de l’évolution de la situation politique et sécuritaire en Guinée depuis sa dernière réunion, y compris à la lumière des évènements du 3 décembre 2009, au cours desquels le Président du CNDD, le Capitaine Moussa Dadis Camara, a été l’objet d’une tentative d’assassinat. Le Groupe condamne cet attentat, ainsi que les violences de quelque nature que ce soit, dirigées aussi bien contre des civils que des militaires. Ces incidents illustrent davantage la fragilité de la situation en Guinée et l’urgence de la mise en place d’une nouvelle autorité de transition.

3. Le Groupe exprime sa vive préoccupation face à la détérioration continue de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme dans le pays. Il condamne les actes de terreur et de violence de toute nature, ainsi que d’agression et d’extorsion perpétrés, en particulier par des éléments des forces de défense et de sécurité, à l’encontre des populations et de la communauté diplomatique. Le Groupe condamne également l’accumulation d’armes dans le pays à des fins inavouées, à la formation de milices et leur entraînement par des mercenaires et d’activités croissantes liées aux trafics en tout genre. Le Groupe demande que ces actes ne demeurent pas impunis.

4. Le Groupe accueille avec intérêt les déclarations du Général Sékouba Konaté, Ministre de la défense, assurant la coordination du CNDD, appelant au respect de la discipline au sein des Forces armées et à la garantie de la sécurité des populations guinéennes et de la communauté diplomatique internationale. A cet égard, il rappelle aux autorités l’urgente nécessité de libérer toutes les personnes détenues, en violation des droits de l’homme, y compris celles retenues à la suite des évènements du 28 septembre 2009. Le Groupe se félicite de la publication par l’UA et l’UE des listes des individus visés par des sanctions ciblées. Il lance un appel à tous les Etats membres des Nations unies et des autres organisations régionales et internationales pour assurer une application stricte de ces sanctions, ainsi que de l’embargo.

5. Le Groupe invite les Forces de défense et de sécurité à s’inscrire positivement dans un processus de transition démocratique et à œuvrer au respect des valeurs républicaines en Guinée. A cet égard, il réaffirme son engagement à soutenir les efforts visant la réorganisation et la réforme du secteur de la défense et de la sécurité.

6. Le Groupe note avec satisfaction la célérité avec laquelle la Commission d’enquête internationale mise en place par les Nations unies sur les événements du 28 septembre 2009, a effectué sa mission en Guinée et examinera avec intérêt les conclusions de l’enquête lors de sa prochaine session. Il rappelle aux autorités guinéennes leur obligation d’assurer une protection appropriée contre l’intimidation, la menace et toute autre forme de violence à l’encontre des témoins et de toute autre personne détenant des informations sur les crimes commis au cours des violences du 28 septembre 2009.

7. Le Groupe réitère son appel du 12 octobre 2009 à la CEDEAO à constituer, en consultation avec le Médiateur et l’aide de ses partenaires, une mission internationale d’observation. Celle-ci serait composée de personnels civils et militaires, qui devraient contribuer, grâce à leur expertise technique, à l’instauration d’un climat de sécurité pour la population et à la protection des institutions et des principaux acteurs de la transition.

8. Le Groupe exprime son appréciation et son appui aux efforts du Président Blaise Compaoré, Président du Faso, Médiateur dans la crise guinéenne. Il l’encourage à poursuivre ses efforts, en tenant compte des décisions pertinentes de la CEDEAO et de l’UA, en vue de parvenir à un accord acceptable par les parties.

9. Dans ce contexte, le Groupe réitère ses appels pour:

i. la mise en place, dans les meilleurs délais, d’une nouvelle autorité consensuelle de la transition ;

ii. l’achèvement des préparatifs des élections afin de permettre la tenue des élections législatives et présidentielles, aussitôt que possible en 2010 ;

iii. la mise en oeuvre rapide des mesures appropriées pour garantir le plein exercice des activités des partis et des leaders politiques ;

iv. le respect de l’engagement pris que, ni le Président et les autres membres du CNDD, ni le Premier ministre ne seront candidats aux prochaines élections.

10. Le Groupe réitère à l’endroit du peuple de Guinée l’engagement soutenu de la communauté internationale en vue de la restauration de la démocratie, de l’état de droit et de la reconstruction socio-économique du pays.

11. Le Groupe décide de tenir sa prochaine session en janvier 2010 à une date et un lieu à déterminer en consultation entre les co-présidents.


Fait à Ouagadougou, le 13 décembre 2009


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
TOURE, mardi 15 décembre 2009
Mon cher Nassirou c`est toi qui n`est pas en phase des règles liées à l`envoie d`une force d`interposition dans un pays où il n y a ni guerre civil nirebelion. Pour ce faire je te renvoie sur le site de RFI ou infoguinée il y a un article a ce suget. il n`y aura aucune force d`interposition en Guinée sans l`accord des autorités. Ils vous trompent vos leadeurs en vous racontant cela tous les jours et cela est d`autant plus regretable quand ça vient de la part de Fall qui connait bien le mecanisme mais a mon avis vous devrez vous mefiez de lui car il vous mène en bateau a mon avis c`est un faut opposant les jours avenir nous le diront . Il fait parti de ceux qui sont prêts à collaborer avec le CNDD en vu d`un futur gouvernement d`union souviens toi à sa sorti des pourpalers de ouaga il avait dit que le depart immediat de dadis provoquerait une guerre civile !!!!!!!!!!!!!
Nassirou, mardi 15 décembre 2009
Il ne suffit pas seulement de parler, il faut agir, il faut amener la mission d`observation. Si Moussa Keita dit qu`il n`est pas d`accord, je me demande s`il sait comment monde foctionne aujourd`hui. D`ailleurs on lui avait dit de se taire. De quoi a-t-il peur? De perdre le pouvoir ou d`être impliqué dans le massacre du 28 septembre? Il faut que le CNDD soit à sa place et laisse le pays respirer. Il n`est pas élu, donc il ne peut pas parler au nom du peuple.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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