lundi 29 mars 2010
3 avril 1984 et 23 décembre 2008 : Crise d’exemplarité ?
A. Pendessa

La tentation de l’Armée à présider aux destinées du Peuple en Guinée est toujours multiple, cependant ne devons-nous pas craindre sa diversité, pendant que son goût et sa conception du Pouvoir forgés depuis l’aube du 3 avril 84 ne cessent de faire chemin…? En dépit de la fameuse « morale démocratique de sermonneurs politiques », à la fois interdisant et favorisant l’accession voire l’ascension de Militaires au Pouvoir… Malheureusement ! Réflexion !

L’Histoire n’a-t-elle pas d’ailleurs, démontré, établi ou dévoilé sans fard la formule systémique d’éviction… de la conception à l’exécution de putschs ou de renversements dans nos Etats…? Combien de putschs, en de cas isolés nos Etats ont-ils enregistrés…?

En effet, pourquoi disons-nous que l’Armée souffre de personne à valeur d’exemple, d’où cette crise d’exemplarité ?

Pourquoi, c’est toujours le même argument cynique relatif à la Constitution qui est utilisé et mis en exergue le 03/04/84 puis 23/12/08 respectivement par le C.M.R.N et le C.N.D.D ?

D’ailleurs, analyse faite autour de toutes ces deux(2) circonstances d’usurpation tacite de Pouvoir, l’Armée n’était-elle pas disposée de s’en accaparer sans même, à bien des égards cet argument constitutionnel qui leur fut « dire vrai…?
Chers Compatriotes
favorable
»…à, la date du 03/avril/84 aurait du avoir cette vertu directrice et, qui serait capable d’impacter positivement aujourd’hui sur le comportement de notre Armée en quête de repère…Malheureusement, faute d’exemplarité, d’identité bref de repère le «virus de discours sans lendemain» a fini par durablement toucher «à la naissance» la junte militaire, héritière logique de celle-là ! Croyez-en que l’effet psychologique du 03/avril a porté…, cependant nous n’occultons point la responsabilité de la junte militaire ! Une Junte qui, aujourd’hui notre foi, continue à susciter à la fois des états d’âme ou simplement des sentiments inconciliables au sein d’une Population qui n’a que trop souffert :

- Espoir ;

- Doute ;

- CrainteL’horizon n’est-il pas sombre déjà?

Il suffisait, tout simplement à faire une analyse du comportement de l’Armée en général pour s’assumer et oser prévoir sa dérive à l’aube même du 23/12/08, comme nous le fîmes de manière sereine et responsable alors que, la «crainte du lendemain» faisait sa popularité au sein d’un Peuple rendu paradoxalement crédule par les incertitudes de la Politique…

Même à présent, nous réaffirmons et assumons cette position, car nous n’arrivons pas à partager ou séparer dans notre esprit, le traumatisant réflexe d’images* du Général Sekouba KONATE et du Capitaine Moussa Dadis CAMARA…

Que le président «intérimaire», par quelque heureux hasard réussisse le contraire ou trouve notre argumentation inconsistante certes, nous lui rendrons hommage !

Car, nous préférons l’erreur étant sincères qu’à la vérité de complaisance !
En outre, force est d’insister sur l’imminence de l’heure dans notre pays, la République de Guinée, puisqu’essentiellement sans une «cure politique» pour des raisons démocratiques, une autre question à résoudre - non souhaitable mais possible - risque de se poser avec fracas : QUE SERA LE LENDEMAIN DES RESULTATS DES ELECTIONS ? Réflexion !

Car à la vérité, chers Compatriotes, que dire d’un Gouvernement étranger à toute harmonie ou unité morale et, où la force même de l’Administration tourne au détriment de l’Etat…?


A. PENDESSA


*Cette inquiétude nous l’avons d’ailleurs exprimée sur le fameux site facebook sous forme de question :

Lorsque "La meilleure façon de tuer un serpent est de lui couper la tête"...Nous nous posons ces questions devant l'Histoire... D'abord, le Capitaine Dadis et le Général Sekouba ne forment-ils pas ce "serpent" ? Ensuite, qui en est réellement la "Tête" et, enfin, sommes-nous dispensés de "morsures de serpent" ? Interroge... ta conscience et laisse parler ton cœur. Telle est notre conception!
7 décembre 2009, à 21:23


De passage, nous avions aussi sur le même site écrit : Seule la violence fera partir le Capitaine Moussa Dadis du pouvoir en Guinée. Cet homme qui a toujours agit beaucoup plus avec émotion que par la raison. Cet homme qui a esquivé l'honneur et la dignité offerts sur un sublime plateau de l'Histoire. Connaissez-vous la raison de son échec? Je vous en donne: c'est l'exercice... de l'esprit vindicatif... l'exercice de la Mémoire. Que retiendra l'Histoire de Dadis ?
1 novembre 2009, à 23:17

Aux victimes du 28 septembre 2009 et…


www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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