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Depuis quelques heures, nous sommes entrés dans le cycle de l’an 2009. Puisse Dieu nous la rendre plus paisible et plus positive que l’année 2008 qui s’en va. Surtout pour l’Afrique, notre continent.
Tout a commencé dans le pays de Jomo Kenyatta. Après les élections de décembre 2007, que l'opinion internationale jugea d'être truquée, parce qu'elle ne répondait pas au standard régional et international, une escalade de violences entre le parti au pouvoir le P.N.U (Party of National Unity) du Président Kibaki et celui de l'opposition O.D.M (Orange Democratic Mouvement) de Odinga Faisa. On comptera 1000 morts, selon l'opposition et 700 morts, d'après le gouvernement.
Ils finiront par signer un agreement qui consiste à créer un gouvernement de coalition, le 28 février 2008.
Ensuite, c'est le Zimbabwe du dictateur Mugabe, qui attire l'attention du monde entier, lors de l'élection présidentielle du 29 Mars 2008. Morgan Tsvangirai voit son droit d'accéder à la magistrature suprême bafoué par le vieux dictateur, qui se réclame être le seul héritier de la nation zimbabwéenne.
Une émeute entre clans d'opposition éclatera et se soldera par plus de 80 morts et 200.000 déplacés. Même Tsvangirai ne sera pas épargné par la violence de la dictature.
Avec la flambée des prix alimentaires, c'est l'Egypte, un pays ancien comme le monde, qui voit ses enfants dans la rue, pour manque de pains dans les boulangeries du Caire, d’Alexandrie et autres grandes villes. Le prix de la farine risque d'en faire des misérables.
Après, c'est au tour du Sénégal de voir ses enfants dans la rue : l'aliment de base qu'est le riz, est désormais hors de la portée du citoyen lambda. Alors, ça grogne !
Entre temps, en Guinée, une mutinerie de soldats fait des morts au sein de la population et de la police en uniforme. La peur et le silence du gouvernement face à cette tragédie, poussera les militaires à faire un coup d'Etat plus tard, dès après la mort de leur dictateur.
En Afrique du sud, c'est la chasse aux immigrants africains qui va faire des milliers de victimes sous l'indifférence de l'Etat et de sa police. Vaut mieux être un noir immigrant à Moscou qu'à Pretoria. N'est-ce pas Tass ?
En septembre 2008, Thabo M'Beki, le Président sud africain se voit pousser à démissionner par les membres de son parti au pouvoir, l'A.N.C. Celui que tout le monde considérait comme le protégé de Nelson Mandela, sort par la petite porte.
Au Darfour, c'est toujours le génocide qui continue. Les djandjawides font des victimes à ciel ouvert. Le président soudanais est pointé du doigt par l'opinion internationale pour son soutien aux rebelles arabes, qui ont juré de mettre fin à la race noir.
Au Congo, la guerre reprend de plus belle, Laurent Nkunda sème la terreur, au nom de la justice. Mais de quelle justice ?
Enfin, c'est encore le Zimbabwé qui revient sur le devant de la scène internationale avec l'épidémie de cholera (une maladie qui avait quasiment disparue au temps des fermiers blancs).
Le bilan fait état, à ce jour, d’environ 1100 morts et des milliers de déplacés vers l'Afrique du sud et d’autres cieux.
Pauvre Afrique ! 2008 s’en va sans trouver solution à tes problèmes. Que 2009 ouvre pour toi des perspectives plus heureuses que celles que tu as connues jusque là !
Bonne année à chacun et tous !
Barry Tutankhamon pour www.guineeactu.com
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