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La semaine dernière, la jeunesse de Simbaya I s’est massivement mobilisée pour réserver un accueil des plus chaleureux aux barons du parti, MPP (Mouvement pour le Pouvoir du Peuple) qui, à l’instar des autres partis est dans le giron de la classe politique guinéenne. L’évènement qui a eu lieu à la maison des jeunes dudit quartier a connu une forte présence de militants et sympathisants du parti.
A grande enjambée, les Guinéens s’avancent sereinement vers le panthéon de la vérité qui départagera les candidats à la présidentielle du 27 juin prochain. Qui favorisera le retour à l’ordre constitutionnel dans le pays. Chaque leader politique caressant le rêve d’être le prochain président de la République, cherche d’ores et déjà à dompter le terrain en sa faveur. Ce qui n’est toujours pas facile quand on sait que l’électeur guinéen, ayant traversé beaucoup de péripéties, s’exprime désormais avec prudence et réserve. En dépit de cela, certains ne manquent pas de tact pour tenter de convaincre à travers leur projet de société les électeurs guinéens qui ont le dernier mot pour élire le futur président du pays.
Depuis quelques semaines, les Guinéens se trouvent ainsi être dans un tourbillon de pré campagne sans précédent. Une phase qui permet à chaque leader politique d’harmoniser les violons avec ses militants à la base, afin de préparer le rendez-vous du 27 juin. Ainsi, tout comme les autres leaders, le Coordinateur Général du MPP s’active actuellement sur le terrain pour préparer ses militants à l’autel du jugement démocratique. Maadiou Diallo a, depuis quelques temps entrepris une vaste campagne de sensibilisation et de mobilisation auprès de ses militants et de l’électorat guinéen en général. Après, le quartier de Gbessia, qui est le bastion du parti, le leader continue sa campagne de charme dans les autres quartiers de Conakry. Les quartiers de Dar-Es-Salam et de Simbaya I ont été ses récentes cibles. Où il est parvenu à faire une forte mobilisation tous azimuts.
Le leader du MPP a saisi cette occasion pour s’exprimer sur des questions liées à la transition en cours, enclenchée sur la base des accords de Ouagadougou, signés le 15 janvier dernier. Et dont l’aboutissement sera l’organisation de la présidentielle dont le premier tour est prévu le 27 juin 2010. Selon lui, il y a lieu de saluer les acteurs de cette transition qui ont réussi à poser quelques jalons devant conduire le pays vers des élections libres, transparentes et crédibles. Il dit compter sur l’esprit de maturité des Guinéens qui doivent accepter le résultat des urnes. Il explique qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Ainsi, il invite les Guinéens à la tolérance et au fair-play pour les futures campagnes électorales devant démarrer le 17 mai prochain. Selon le Coordinateur de MPP, l’ethno stratégie, le clientélisme politique, ne doivent prévaloir au processus démocratique amorcé en Guinée.
Ainsi, il appelle à la vigilance du peuple guinéen sur le choix du prochain président. Qui, selon lui, doit être un homme intègre et lavé de tout soupçon dans les malversations financières en Guinée. Car pour lui, nombreux sont ces leaders aujourd’hui qui, après avoir montré leur limite en tant que gestionnaire des affaires publiques de l’Etat, cherchent à berner le peuple en se lançant dans l’arène politique. Dont le seul but, poursuit-il, est d’hypothéquer la richesse du pays. Qui, après un demi siècle d’indépendance n’arrive toujours pas à sortir de l’ornière par la faute de ses fils véreux, prêts à tout sacrifier pour assouvir leur ambition. « Les leaders anciens cadres de l’Etat ont montré leur limite. Donc nous n’accepterons plus qu’ils reviennent diriger ce pays. C’est suite à leur mauvaise gestion que les Guinéens souffrent aujourd’hui, en dépit de la richesse du pays », explique-il.
Il a pointé du doigt le PUP, d’avoir instauré un régime qui a agenouillé le pays. Pour lui ce parti doit être disqualifié de la présidentielle.
Parlant du référendum, qui fait actuellement assez de bruits, le leader du MPP pense que mieux vaut faire les élections avant. Selon lui, le référendum est un facteur de retard du processus de transition en cours. Or, « mieux vaut une mauvaise élection que le manque d’élection », affirme-t-il. Ce qui, selon lui, pourrait éviter à la Guinée de s’entartrer du syndrome ivoirien. Dont les conséquences sont aujourd’hui un secret de polichinelle.
Samory Keita Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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