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Le Directeur Général de l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a achevé Vendredi 10 juin, une visite de trois jours en Guinée. Venu s'enquérir de l'état d'avancement des projets financés par son institution, Jacques Diouf a aussi eu à étudier avec les autorités guinéennes, les voies et moyens permettant de renforcer les liens de coopération en vue d'une meilleure productivité dans le domaine de l'agriculture en Guinée.
La FAO intervient en Guinée dans une quinzaine de projets et programmes dans les domaines de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche; pour un coût total de 15 millions de dollars américains, d'après les statistiques du Bureau du Coordinateur résident du Système des Nations Unies.
Au cours de son séjour en Guinée, le Sénégalais a eu des entretiens avec le ministre des affaires étrangères, le Dr Nyankoye Edouard Lamah, de même qu'avec les Chefs de tous les départements ministériels travaillant dans les domaines d'intervention de la FAO, notamment, les ministres de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture, de l'élevage. Le Directeur Général de la FAO s'est aussi entretenu avec le Premier Ministre et le Président de la République.
« La réunion avec les ministres... a permis de rappeler la priorité gouvernementale que constitue le développement rural en Guinée » a noté le Bureau du Coordinateur Résident du Système des Nations Unies dans un communiqué de presse. « Monsieur Diouf a plaidé pour une meilleure coordination entre les différents départements ministériels, d'une part, et d'autre part entre les partenaires techniques et financiers et le gouvernement pour relever de nombreux défis qui se posent au pays » peut-on lire dans le même communiqué.
« La Guinée regorge d'énormes potentialité agro-pastorales. Mais la situation dans laquelle elle se trouve est à l'opposé de ses riches potentialités » a déclaré le Sénégalais au cours de la conférence de presse qui a sanctionné la fin de sa visite. D'après le Directeur Général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, 80 % de la population active guinéenne travaille dans l'agriculture. Cependant l'agriculture guinéenne ne fournit que 23 % du PIB. Sa part dans l'exportation fait à peine 13 % des importations.
« Pour renverser cette tendance et assurer une sécurité alimentaire en Guinée », a répondu Directeur Général à la question d'un de nos confrères, « il faudrait donner la priorité à l'agriculture; avoir une approche intégré ou une approche filière; un financement considérable de la chaine de commercialisation; une politique de transformation; la rémunération des agriculteurs; la mise en place d'une certaines normes de protection et d'une véritable scène de distribution. »
C'est sur ces points que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, les techniciens de tous les départements ministériels travaillant dans les domaines d'intervention de la FAO et l'ensemble des bailleurs de fonds intervenant dans le domaine de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche ont travaillé actuellement, d'après Jacques Diouf.
Ce qui fait que la sécurité alimentaire n'ait pas encore atteint un niveau acceptable en Guinée, expliquera le Sénégalais, c’est la part de l'agriculture dans le budget qui est très réduite. C'est aussi une petite partie de l'aide au développement du pays qui est destinée à l'agriculture. Il faut dire en plus que la volonté politique affichée n'est pas accompagnée d'effet.
Jacques Diouf a néanmoins apprécié la volonté politique des nouvelles autorités et les actions en cours. Il faut entendre par-là, la facilitation du début de la campagne agricole. Il s'est félicité de « l'accueil chaleureux et fraternel » dont il a fait l'objet de la part des autorités guinéennes. Mais aussi et surtout de l'état d'avancement des différents programmes et projets financés par son institution en Guinée.
Heinan Goba de Conakry pour www.guineeactu.com
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