|
Le président de la Fondation pour le secours et l’intégration des albinos (Fondasia) a déploré devant les journalistes de la presse nationale en début de semaine dans les locaux de la maison de la presse le fait que ni l'Etat ni ses partenaires ne fassent rien en matière de protection des albinos.
Cet enseignant professeur d'université symbole de la réussite des albinos qui s'exprimait à l’occasion de la présentation de sa fondation, ancienne mais peu connue, était entouré d'un autre albinos et d'une personne de bonne volonté qui se soucient des conditions de vie des albinos.
Dans son discours liminaire, le Dr Morlaye Camara, le président de cette fondation a tenu à préciser tout d’abord que le fait d’être albinos n’est pas un handicap, n’est pas non plus caractéristique d’une famille, d’une ethnie, d’une tribu, d’un peuple, d’une nation ou d’une race. C’est donc un phénomène purement génétique et universel.
D’après Dr Morlaye, l’Etat guinéen tout comme ses partenaires ne font rien pour protéger les albinos. Pourtant les albinos sont aussi des personnes vulnérables. Il n’existe aucune politique de promotion des droits des albinos en Guinée et toutes les demandes de soutien aux actions de leur fondation sont restées lettre morte a indiqué le Dr Morlaye Camara.
Convaincu donc du fait qu’être albinos n’a rien d’extraordinaire, Dr Morlaye Camara s’est dit au regret de voir que ces personnes soient toujours considérées comme « des personnes de la dernière classe » au sein de certaines familles.
L’origine de la discrimination dont sont victimes les albinos n’est autre que l’ignorance ou la méconnaissance de ce dont ils souffrent et de ce dont ils sont capables par les hommes dans l’ensemble, selon le président de leur fondation en Guinée
L’objectif de Dr Camara et de son équipe est donc de se battre becs et ongles pour la reconnaissance des droits des albinos parce qu’ils sont des citoyens au même titre que les autres. Il n’y a donc pas de raison qu’ils soient exclus comme c’est le cas partout. Plus particulièrement en Guinée.
Pour lutter contre la stigmatisation, la création d’un centre pour la récupération des enfants, la promotion des droits des albinos, la consultation gratuite des albinos dans les centres hospitaliers, la scolarisation des enfants albinos sont entre autres axes prioritaires de la fondation qui regroupe 242 albinos, d’après le recensement de 2007.
Car être albinos, a indiqué le conférencier, n’est autre chose qu’être victime de l’albinisme en sachant que l’origine de cette maladie serait liée à l’absence de mélanine dans l’organisme. Sans oublier de préciser qu’il n’y a pas de cause surnaturelle à cet état de fait.
D’après les mêmes explications du Président de la Fondasia, cette maladie génétique connue de toutes les races humaines se manifeste au niveau de trois organes de l’homme : la peau (albinisme cutané), les cheveux (albinisme capillaire) et les yeux (albinisme oculaire).
D’ailleurs, indiquera le conférencier, l’albinos qui rencontre d’énormes difficultés d’insertion sociale (intégration à la fonction publique, consultations médicales) serait éminemment plus intelligent que ne le pensent les hommes dans l’ensemble
Heinan Condé de Conakry pour www.guineeactu.com
|