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« Cellou est un garçon très courtois et poli, je n’ai pas de problème avec lui sur le plan personnel. Cellou n’est pas un adversaire, car comme le disait un grand commerçant qui le supporte, Cellou n’est rien, c’est le système qui est derrière lui ». Ces propos sont du leader du RPG apportant ainsi, une fois de plus un démenti formel quant à la supposée animosité qui le lie à son adversaire politique du second tour de la présidentielle. Dans l’entendement du Pr. Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo est otage « d’une mafia qui fait usage du faux pour asseoir une certaine suprématie ». Une accusation que d’aucuns assimilent fort bien à une foulaphobie qui ne dit pas son nom. Pourtant, justifie à tout bout de champ le patron du RPG, c’est le système qui est dénoncé. Une simple diversion, rétorquent des détracteurs.
De toute évidence, en ayant une telle appréhension de son adversaire, Alpha Condé semble avoir regretté peut-être certaines de ses dérives. Notamment celles enregistrées à Ouaga, en présence du médiateur, lors de la signature le 3 septembre d’un code de bonne conduite. Selon nos confrères burkinabé qui étaient témoins de l’événement, « Si les deux challengers ont bien apposé leur signature sur le fameux Protocole, le président du RPG, lui, semble l’avoir fait de mauvaise grâce, comme le prouvera son discours un tantinet menaçant à la fin de la rencontre. » Et nos confrères de poursuivre : « En ce 3 septembre 2010 au palais de Kosyam, l’armistice, même de façade, n’était pas manifeste entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé. D’abord quand il s’est agi de se serrer la main, on a senti un certain "forcing" et même vu Alpha Condé éviter de saluer son adversaire politique. A la fin de la lecture du protocole d’entente, Blaise, après avoir réaffirmé sa volonté d’accompagner les Guinéens dans cette épreuve salutaire, a invité Alpha Condé, en sa qualité d’aîné des challengers, à prendre la parole. Refus de ce dernier qui dira à Cellou, de la main, d’y aller. Le président de l’UFDG s’exécutera et tiendra d’ailleurs un langage pondéré. » C’est peut être à cause de tout cela que l’ex-PM est perçu par son frère comme « un garçon très courtois et poli. »
Quoi qu’il en soit, déclare le leader historique de l’opposition sur Africa 24, « Si je perds et que l’élection est transparente, je vais féliciter mon adversaire et je retournerai à l’enseignement, car je suis un professeur ; je n’ai pas eu l’occasion d’enseigner en Guinée, et ce sera le moment de le faire pour transmettre mon savoir aux jeunes Guinéens. » Le code de bonne conduite signé à Ouaga engageait de toutes les façons les deux finalistes à mener une campagne électorale apaisée, à accepter le verdict des urnes et à tenir leurs partisans à carreau avant, pendant et après le scrutin. Comme quoi la vision récente et très responsable – si elle est loyale – d’Alpha Condé avant le décret invitant les électeurs aux urnes le 24 octobre sera-t-elle toujours d’actualité ? Réponse au soir même de cette fin d’octobre.
Thierno Fodé SOW pour www.guineeactu.com
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