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« On ne peut pas parler de développement sans la stabilité politique, sans la paix. » a déclaré jeudi 28 avril 2011, l'Ambassadeur des Nations unies pour la paix, la méga star ivoirienne Alpha Blondy au cours d'une conférence de presse à Conakry. « Sans la paix rien n'est possible sur cette terre » a précisé l'artiste chanteur.
Alpha Blondy qui s'exprimait ainsi en prélude à son concert dénommé vivre dans la paix prévu les 29 et 30 avril à Conakry a particulièrement demandé aux pays africains de mettre fin aux coups d'Etat et de partir vers la démocratie. Car selon lui, « aucun pays africain ne peut se payer le luxe de se développer sans la paix ».
« L'Afrique est riche mais elle souffre d'une pénurie de démocratie qui entrave les efforts en faveur de la paix » a martelé l'artiste ivoirien. « Il est hors de doute que la culture démocratique n'est pas très bien encrée en Afrique. Mais faisons en sorte que les élections ne soient plus un drame » a conseillé Alpha Blondy.
Le seul remède pour parvenir à tout cela, indiquera, le messager de la paix, « c'est l'acceptation des résultats sortis des urnes. Il faut accepter les résultats des élections quels qu’ils soient » a conseillé Alpha Blondy.
Un conseil particulier pour les hommes politiques à l'origine des conflits qui assaillent l'Afrique, Alpha Blondy a dit qu'il faut que les vainqueurs tendent la main aux vaincus. Cela pourra d'après lui « atténuer leur frustration ».
« Les hommes passent mais les nations demeurent » comme pour demander à tous de mettre de côté leur intérêt personnel au profit de l'intérêt général. Pour Alpha, la première matière première est la paix que les Africains se doivent de préserver.
Dans l’attente des législatives qui s’annoncent plus mouvementées que la présidentielle de 2010, ces messages de paix sont les bienvenus pour le peuple de Guinée qui en a sérieusement besoin, d’après certains analystes.
Se référant à la crise dans son pays qui aurait débuté par médias interposés, Alpha Blondy a demandé en outre aux journalistes guinéens d'être responsables. Parce qu'il dira qu'il ne souhaite pas que ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire se répète ailleurs.
« La plume tue plus que la kalachnikov » a indiqué l'artiste. Mais si les journalistes ont failli à leur devoir, c'est parce que les politiques ont échoué. « Les politiques n'ont pas mesuré l'impact de leur rôle » selon lui.
En définitive, l'artiste ivoirien dira qu'il va mettre tout en œuvre pour que le concept d'ivoirité soit banni à jamais pour une réconciliation entre tous les fils du pays. Car d'après lui c'est ce concept qui est à l'origine de la crise.
Heinan Goba de Conakry pour www.guineeactu.com
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