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Le gouvernement est bloqué dans son jeu de faire flamber le prix du carburant à la pompe, sous le prétexte que le prix du baril l’exige. Une concertation, à ce sujet, a réuni le ministre en charge des flambées et les membres du comité tripartite - Gouvernement, Syndicats, Patronat - dans la salle des réunions du département du commerce. C’était le 29 février dernier. Vu le contexte et surtout la conjoncture du moment, les syndicalistes n’ont pas laissé faire. Pas de flambée en ce moment. Le pays ne se prête pas à un tel jeu qui ne ferait que susciter d’autres réactions inattendues. Mais, comment contenir tous ces aléas liés à cette emprise des grands producteurs de pétrole qui font et défont les économies mondiales à leur guise ? Quand le pétrole flambe tout s’embrase. Le gouvernement Kouyaté doit faire face à cette nouvelle épreuve, se soumettre aux décisions unanimes de ses partenaires, pour ne pas courir le risque de se voir abandonné. Il faut que l’Etat accepte le sacrifice de perdre des sommes énormes, pour sauver la paix sociale. Surtout que des millions ont déjà été engloutis dans des choses moins importantes que la vente à perte du carburant. Le gouvernement Kouyaté se trouve, aujourd’hui, dans cet autre cas de ‘’non-recevoir’’ de la part de ses alliés, d’ailleurs, assez complaisants pour ne pas lui demander des comptes sur bien des maladresses. Les syndicalistes ne semblent pas avoir renoncé à leur mission de défendre les syndiqués (combien sont-ils ?), même s’ils ont perdu la passion de revendiquer dans les rues. Ce mois de mars, comme tous les autres, risque d’être celui de toutes les épreuves. A moins que les premières pluies arrosent le pays, pour dissiper les inquiétudes de ceux qui n’ont pas encore fini d’oublier les derniers mouvements de grève. En tout cas, pas de flambée. Du moins jusqu’à nouvel ordre. Thierno Dayèdio Barry Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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