dimanche 30 août 2009
Ça suffit !
Haroun Barry Gandhi

La violence, le coup d'État et la tricherie électorale vont-ils rester en Guinée les seuls modes d'accès au pouvoir ?Est-il supportable que nous continuions à tolérer un système de gouvernement dans lequel dominent des dirigeants sans grande intelligence, sans vertu et sans grandes valeurs ?

L'élection comme fondement de la démocratie, de la souveraineté et de la gouvernance

La bonne gouvernance dans un État moderne commence par le vote des lois et par le choix de dirigeants intègres, c'est-à-dire par l'élection. C'est souvent par ce geste apparemment simple que tout citoyen participe à la vie politique. Max Weber exprime à plusieurs reprises que la politique est impensable sans la participation des citoyens, et s'organise en vertu de procédures formelles, notamment les élections. En démocratie, l'élection permet de choisir publiquement les élus en les sélectionnant, puis en les légitimant par le vote.

Comment fonder durablement la souveraineté populaire ?

La réponse à cette question est sans équivoque : par la recherche de la légitimité et de la transparence. En droit, la légitimité s'apprécie à la façon dont le pouvoir a été transmis. Sera considéré comme illégitime le gouvernement qui tiendra son pouvoir d'une investiture irrégulière. L'élection au suffrage universel est l'un des moyens qui fondent la légitimité devenue la voie d'expression normale et légitime des volontés de la nation.

L'élection est l'unique occasion où la population se réunit pour choisir ses dirigeants, ou pour élire des représentants qui exerceront le pouvoir en son nom. Mais la démocratie suppose non seulement un minimum d'éducation et d'information, mais en plus, un minimum de conscience politique, sans lesquelles les procédures de légitimation risquer de dissimuler des formes de despotisme.

Le suffrage universel

Le suffrage universel n'a de véritable sens que dans un système de réelle concurrence électorale, où plusieurs candidats (mais non une multitude avec 85 candidats à l'élection présidentielle), avec des programmes alternatifs, sont proposés aux choix des citoyens. La plupart des pays africains en général, et la Guinée en particulier, vivent des réalités où les citoyens n'ont jamais participé à une élection au suffrage universel (au véritable sens du terme) parce que le système à parti unique, ou encore le multipartisme apparent, ne permet pas l'organisation d'une compétition électorale avec une concurrence des candidats.

Lorsque les masses populaires ignorent tous des enjeux électoraux qui permettent de placer des femmes et des hommes intègres au pouvoir, afin d'ouvrir le pays à la démocratie et, par ricochet, au développement économique, socio-culturel, technologique, etc., elles sont hélas capables de cautionner des élections sans choix.

Le règne de l'incompétence au sommet

L'observation de la société montre que lorsqu'il y a trop de mauvais dirigeants, les décisions sont soit mauvaises, soit irrégulières. La meilleure façon de parer à cela est de recourir aux professionnels qui ont la formation, l'expérience et les compétences requises et qui ont montré leurs capacités. Le changement et le développement d'une nation ne sont possibles que lorsqu'ils sont pensés et mis en œuvre par un groupe de femmes et d'hommes bien éduqués, bien formés, bien expérimentés, qui évoluent dans le secteur de leur formation initiale, car le développement est le résultat de la compétence organisée, l'union de l'intelligence et de la volonté de réussir.

Les fonctions politiques ne donnent pas l'intelligence à celui qui en est dépourvu

On se fait souvent des illusions sur les hommes politiques, mais les fonctions politiques ne donnent pas l'intelligence à celui qui en est dépourvu, ni l'autorité à celui qui n'y a pas été préparé, ni la compétence à celui qui n'en a pas. Elles peuvent même être la cause d'un retard de développement national (50 ans), lorsque les hautes fonctions sont confiées à un homme jeune et notoirement incompétent. De toute évidence, un ministre sorti d'une faculté de lettres - qui n'a jamais étudié l'économie, le droit et la science politique, - éprouve plus de difficultés à diriger un ministère qu'un politologue, un juriste ou un économiste. L'ignorance d'un tel ministre, qui confond souvent la loi, le décret et l'ordonnance, est ressentie par tous ses collaborateurs, souvent plus compétents que lui.

Les Guinéens sont régulièrement surpris de constater, que n'importe qui peut occuper n'importe quel poste. Certains occupent des fonctions politiques, comme si le pays manquait de cadres compétents formés, pour occuper des fonctions politiques et administratives. Ceux qui sont nommés ainsi se montrent orgueilleux ou arrogants, même lorsqu'ils font étalage de leur ignorance dans leurs fonctions respectives.

Il faut à tout prix éviter de créer une Guinée anarchique, dans laquelle la formation et les compétences cessent d'être une référence, une Guinée dans laquelle l'excellence des dirigeants cesse d'être une exigence. Le constat est affligeant. Il règne une terrible confusion, dès que l'homme cherche à étendre ses ambitions à des domaines où il n'a aucune compétence et aucune expérience. La compétence est, en politique comme dans tous les autres domaines, un moyen essentiel et parfois le seul capable d'assurer efficacement le développement, mais aussi l'ordre et la justice.

Personne n'hérite de la compétence comme on hérite d'un fusil, d'une maison ou d'une fortune. On n'a jamais vu un fils ou une fille de médecin devenir médecin par le fait que son père l'était, c'est-à-dire par héritage. La compétence est le fruit d'une longue formation, de la même façon, les postes politiques doivent aussi être le fruit d'un mérite.

Le changement est toujours l'œuvre de quelques personnalités agissantes, d'une minorité créatrice appelée « élite ». Le choix des élites compétentes, et surtout éclairées, entraîne toujours une émulation chez les jeunes. Si le choix de l'élite gouvernante est fait de façon rigoureuse - en tenant compte des compétences et de l'itinéraire de chaque candidat -, les Guinéens qui ambitionnent des postes de commandement entreront forcément dans une compétition qui élèvera le raisonnement et le débat politique. Elle améliorera en définitive le fonctionnement des institutions du pays.

La politique doit être le fait de professionnels

Dans toutes les conversations, les mêmes gens, qui n'oseraient pas parler de mathématiques sans les avoir étudiées, discourent continuellement de politique, sans pour autant s'être jamais donné la peine de l'approfondir.

En Guinée, le pouvoir, qui est surtout relationnel, fonctionne sur la base de parrainage. Quelles que soient les qualifications et la compétence d'un individu, il faut, pour occuper un poste de commandement, connaître une personnalité assez influente du pouvoir. Par contre, dans la plupart des pays modernes, il est possible de militer dans un parti, dans un syndicat ou dans une plate-forme scientifique et de se faire remarquer en se distinguant des autres membres par la qualité de ses réflexions, par ses productions ou par tout autre moyen honnête. Les décideurs politiques savent qu'au-delà de la confiance et du patriotisme, ils doivent surtout compter sur les compétences et l'expérience professionnelle des candidats à promouvoir (même Obama a engagé Hillary Clinton, avec qui pourtant il avait eu de sérieux « accrochages »).

Partout dans le monde, la politique est conduite par des professionnels. Le ridicule surgit, et parfois aussi la violence, dès que monsieur tout le monde cherche à occuper des postes de commandement dans un domaine où il n'a aucune compétence : et c'est bien ce qui se passe en Guinée lorsque le pédagogue se prend pour un spécialiste des relations internationales, l'homme d'affaires pour un juriste, et le capitaine pour le président de la république.

En Guinée, il arrive souvent que n'importe qui occupe n'importe quel poste politique. Les incompétents, se recrutent parmi ceux qui n'ont aucune formation dans la gestion des affaires de l'État, et c'est d'ailleurs souvent dans cette catégorie de politiciens que l'on dénombre ceux qui dénigrent la nécessité de posséder et de maîtriser les outils politiques sous prétexte que l'espace politique doit être occupé par monsieur tout le monde. Forcément !!!

Le désordre, l'agressivité, la contradiction, l'incohérence, le manque d'ouverture, la confusion, le rejet des gens qualifiés, la brutalité et parfois même la violence, sont en général des signes d'incompétence et d'ignorance. Si une classe politique composée en majeure partie d'incompétents et d'hommes aigris s'empare du pouvoir et occupe l'arène politique, elle a tendance à tirer la réflexion, l'action et les réformes vers le bas. À l'intelligence qui s'impose d'elle-même se substituent dès lors des stratégies de refus, d'enfermement, de rejet des autres parce que chacun cherche à tirer rapidement profit et à ne pas être contesté. Cette tendance à tirer les choses vers le bas se généralise vite puis la médiocratie prend la place de la méritocratie. Ils sont nombreux les candidats et les candidates aux postes de commandement qui ignorent les exigences de leur cahier des charges.

Questions

Est-il supportable que nous continuions à tolérer un système de gouvernement dans lequel dominent des dirigeants sans grande intelligence, sans vertu et sans grandes valeurs ?

La violence, le coup d'État et la tricherie électorale vont-ils rester en Guinée les seuls modes d'accès au pouvoir ?

Que doit-on faire lorsqu'on sait d'avance que des dirigeants incompétents, et qui plus est, incapables de créer la prospérité nationale, refuseront de démissionner quelle que soit la pression populaire ?

Que doit-on penser d'un pays qui est incapable de produire le capital nécessaire - ils ne veulent que gérer ou voler la rente - qui lui donnerait les moyens de sa défense ?

Que doit-on penser des dirigeants qui ne savent pas comment produire la richesse nécessaire - qu'a t-on fait depuis 8 mois ? - pour le développement du pays ?

Comment faire en sorte que l'élection au suffrage universel direct soit le moment idéal pour choisir le plus apte, le plus compétent et le mieux formé ?

 

Conclusion

Personne n'accepte que sa maison soit construite par un aventurier, personne n'accepte d'être conduit par un chauffard, personne ne prend place à bord d'un avion s'il doit être conduit par un pilote.

C'est dire, en d'autres termes, que seul un bon maçon est habilité à construire une maison, que seul un médecin est habilité à soigner un malade, que seul un pilote est autorisé à conduire un avion. Cette même obligation ne doit-elle pas être exigée dans la conduite des affaires de l'État ? La politique, qui est une science sociale avec ses propres exigences, ne doit-elle pas être dans les mains des « ingénieurs » sociaux ?

Si, pour n'avoir pas appris les règles de la bonne conduite, un chauffard est dangereux pour la société parce qu'il cause souvent des accidents, de même un dirigeant politique incompétent est plus dangereux parce qu'il n'a pas appris les règles de la bonne gouvernance.

Certains Guinéens, qui ne voient que leurs intérêts immédiats, oublient que c'est par l'exploitation du narcissisme et de l'enrichissement personnel, rapide et illicite, que les grandes puissances assujettissent les peuples du tiers monde et retardent le développement de leurs pays.

La responsabilité politique est une responsabilité d'État comme toute autre responsabilité, celle du professeur devant ses étudiants par exemple. La seule différence est que la première est plus large et plus pesante, parce qu'une décision politique engage l'avenir de l'ensemble de la collectivité et que ses conséquences sont donc plus graves.

Le climat de violence et de terrorisme d'État qui semble régner en Guinée (annonce de guerre civile éventuelle, intimidation de rivaux potentiels, arrestation de journalistes, blocage des SMS...), est cautionné par des Guinéens. Pourtant, faire peur et pousser tous les Guinéens à l'autocensure est le seul but poursuivi actuellement par le nouveau régime répressif de Conakry.

Allons-nous laisser faire encore ?


BARRY GANDHI Haroun, citoyen guinéen


wwww.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
DIAMA, vendredi 4 septembre 2009
Mémoire de Sékou Touré 50 ans après le Non à la France AUTEUR: SERIGNE SECK Je vous ferai remarquer que vous ne proposez aucune source qui vient corroborer les accusations que vous portez contre le régime Guinéen entre 1958 et 1984. Aucune ! Messmer, Foccart, et Mamadou Dia du Sénégal ont confirmé dans leurs mémoires les coups d’états préparés depuis l’Élysée contre le régime de Sékou Toure. Il devint le « Castro » Français. «Sékou Toure je le veux à plat ventre» (De Gaulle) Il ne fait aucun doute que la France, qui vécu comme une humiliation le non de la Guinée au referendum de 1958, a cherché à prouver par tous les moyens l’impossibilité d’une réussite africaine sans la France. Auriez-vous seulement lu le texte du referendum ? Il n’ya pas de morale en politique, il n’y a que des conjonctures, des circonstances qui appellent des décisions. Pourriez vous penser Sékou Toure ne serait-ce qu’une minute dans le contexte des années soixante ? Entre 1958 et 1973 Sékou Toure a vécu entre deux assassinats : Ruben Um Nyobe (1958), Felix Moumié (1960), Nkrumah (déposé 1966) ; Lumumba ; Okito ; Mpolo (1961), Olympio (1963), et Cabral (1973). On lui reproche d’avoir survécu à la violence de son époque, de ne pas être mort comme tous les autres, d’avoir échappé au martyr, de ne pas avoir succombé à l’angélisme de Lumumba qui lui couta la vie. Avez-vous lu les ouvrages de Jules Chomé et de Kamitatu sur les circonstances qui précédent son assassinat ? Votre plus grande faute est de penser Sékou Touré comme on pense De Gaulle, c`est-à-dire un homme à la tête d’un état pourvu d’une structure et qui ignore les contingences des rivalités ethniques. Votre seconde faute est de n’avoir pas compris que Sékou Toure dés 1958 à déjà perdu. Le «non» pour lequel il opte était une décision qui n’avait de sens que dans le cadre de la conservation des grands ensembles (AOF ; AEF), trahi, tout seul, il n’avait aucune chance. Vous pensez réellement qu’il était possible de construire la Guinée dans de pareilles circonstances sans qu’il y ait mort d’homme? Il se peut qu’il ait tué des hommes comme on déracine des arbres, (ce qui reste à démontré de façon tangible) mais à ce jeu là, il n’était qu’un apprenti. La France tue 48.000 personnes à Sétif en 1945 ; un million d’homme en Algérie entre 54 et 62, sans oublier la torture, documentée par Verges, Vidal-Naquet et le général Aussares et il n’y a personne pour hurler au crime ! Avez-vous visité les sites des victimes de bombardement à l’arme chimique au Viêtnam, sous Johnson d’abord et sous Nixon ensuite ? Où sont ces bourreaux? Ils dorment tranquilles au panthéon des grands hommes, criminelles immortelles. Je vous rappellerai que c’est la «Terreur» révolutionnaire qui enfanta la France Républicaine. Mais par delà toutes ces considérations, ce qui me dérange le plus chez vous, c’est que vous faites là ou on vous demande de faire ! Serigne SECK Titulaire d’un DEA en Histoire de l’Afrique Université de Paris I
DIAMA, vendredi 4 septembre 2009
Je suis ok avec toi Abdoul SOW, c`est le grand bleme de ce pays la non reconnaissance de l`autre. C`est la raison fondamentale de notre pays. En 1959 Sekou Touré n`avait fait aucune victime, il venait à peine d`etre élu mais nous savons que des anti sekou étaient déjà ds les maquis au senegal et cote d`ivoire. Mamadou DIA le confirme dans ses memoires. Vous voyez le mal chez les autres, alors qu`il nait dans votre maison. Merci
alimou, vendredi 4 septembre 2009
Mr Barry, excellente réaction!On a besoin de ce rôle de guetteur pour sortir le pays de l`ornière. Malheureusement, pour l`heure seul "un grand principe de violence commande à nos moeurs",comme le dit le poète. Les compétences, associées au courage politique, voire physique (c`est les plus audacieux qui ont ramassé le pouvoir chez nous) sont les seuls moyens de trouver l`issue à l`enfer guinéen.Le mal est si profond... Vendredi 04 sept 2009
Tabara, lundi 31 août 2009
Tout simplement MERCI! Car en éclairant comme vous faites, vous contribuez à générer des cycles vertueux à même de booster, à terme, l`obscurantisme hors de notre Nation. La démocratie et le développement passent par là également. Encore merci.
aboubacar soumah, lundi 31 août 2009
Salut mon cher frere, C`est vraiment une joie de vous lire,je vous en remercie surtout de l`effort et aussi de la patience pour ce commentaire si appreciable... Ca c`est le mal guineens que vous venez de brosser ainsi . Il y`a de cela belle lurette,nous vivons dans la balieue de conakry notre maire de quartier monsieur x etait le planton dans une grande entreprise d`etat, son directeur general monsieur y etait bien attendu son chef heriachique,donc de 8h du matin jusqu`a 15h de l`apres midi monsieur y chef et directeur donnait des ordes a monsieur x qui est planton dans la boite ,entre 15h de l`apres midi jusqu`a 8h du matin monsieur x planton donnait des ordes a monsieur y son directeur et ce , pendant la soit disante revolution guineenne(temps sekou toure)donc vous comprendrez aisement que le cas guineen fais partir des exceptions;a cela,il faudra beaucoup d`efforts aupres des educateurs, des professeurs , et aux maitre d`ecole de mettre en oeuvre tout un arsenal d`enseignement scolaire appropries pour mener a bien cet travail gigantesque qui est L`EDUCATION a commencer au primaire jusqu`aux dans les universites...
Ghoudoussi, dimanche 30 août 2009
Mr/Mme Abdoul Sow,je ne sais dans quelle langue voulez vous qu`on vous traduise ce texte merveilleusement écrit par le professeur Ghandi. Je suis disposé à vous le traduire selon votre convenance. ghoudoussi@yahoo.fr Fraternellement.
Lamarana Diallo, Londres, dimanche 30 août 2009
Abdoul Sow, t`as besoin d`aide! Ne sent pas ce qui est ecrit, il faut le lire...Korka Diallo, Aboubakar Barry, Aredor Bah etc. sont tous du CNDD. C`est pas la faute de Mr Barry si le CNDD n`a pas demontre son intelligence par la pertinence de sa gestion depuis 8 mois. Arretez ton discours. Il ne te rend pas service.
ollaid, dimanche 30 août 2009
Bienvenu Mr Barry! Votre intervention est pour moi geniale! Pourvu que nos compatriotes comprennent votre message!
Abdoul Sow, dimanche 30 août 2009
Salut mon frère Ghandi, ma question est de savoir comment définissez-vous l`intelligence? Croyez-vous vraiment que, même s`ils sont des militaires (pour la plupart), les gens du CNDD ne sont pas intelligents? Dans tes propos, on sent l`ethnocentrisme. Ce pays nous appartient à nous tous. Je ne veux pas vivre dans un pays où seuls nous les peulhs pouvons penser être les meilleurs et croire que les autres sont des imbéciles. Cette haine ne nous grandit pas. Soyons respectueux des autres.
Youssouf Bangoura, dimanche 30 août 2009
Eh bien non les guinéens ne vont pas se laisser faire mais à condition que nous unissions nos courages et forces pour defier ce petit pouvoir militaire incompetent et arrongant. La guinée a toujours été dirigé par des mediocres, des complexés, qui n`ont aucune volonté de sortir le pays dans la pauvreté. C`est maintenant que jamais oû on doit dire non à toute confiscation du pouvoir, exiger à ce que nos prochains responsables soient issus de la volonté populaire. Vous avez tout à fait raison,pour la nomination à des hautes responsabilités seule la competence, l`integrité et le patriotisme doivent prevaloir, mais chez nous ces mots n`ont aucun sens,on nomme des gens à des postes qui n`ont rien à voir avec leur formation ou competence. Il suffit d`être Gnarmakha ( laveur du chat) pour se voir nommer ministre ou directeur, ça a toujours été comme cela. Mais le plus difficile est de faire comprendre à l`ecrasante majorité que notre situation actuelle n`est pas l`oeuvre de Dieu, que c`est pas ce dernier qui developpe un pays, et non plus lui qui choisit celui qui doit diriger notre pays, mais bien nous-mêmes.Chose tres difficile dans un pays analphabète oû on pense souvent que le pouvoir et le bien être descendent du ciel.
G.Barry, dimanche 30 août 2009
Mr Gandhi je vous remercis beaucoup pour cet article dons la riguer de l`analyse est impressionant. Vous avez parfaitement decris la situation politique, social et legal en Guinee. J`espere que ces retardes au pouvoir en Guinee comprennent en rendant le pouvoir au peuple, pourqu`ils le donnent a la personne qui le merite...
Th.Hamidou Barry USA, dimanche 30 août 2009
Mr Barry Ghandi vous ete grand par le Coeur,Que Dieu vous benisse et vous protege, !Un article a recommade aux: Oumar cisse,Jacque Kourouma,Bliguissa Barry,Me Lamah,Alex loua,Adji baud Barry,Aly manet et I.Sakho des enurgumenes du Cndd.
SAKOH Ibrahima, dimanche 30 août 2009
Vous avez parfaitement raison, Monsieur BARRY. Une societe developpee est une societe organisee dans laquelle on ne peut occuper un poste dont on a pas les qualifications recquises. Mais dans le cas de la Guinee, comment voulez-vous que ce principe marche si les fils les mieux formes du pays refusent de s`engager dans la politique, tout en restant au fond de leurs salons pour critiquer les decisions et actions des cancres, mais qui ont pris le risque de foncer? Comment pourrait-il en etre autrement dans un pays ou l`on fait croire a l`infirmier que son engagement militant pourra faire de lui un medecin, et a l`intituteur qu`il peut remplir les fonctions du professeur s`il est "patriote"? Ceux qui sont "venus d`ailleurs" qui ont etudie ou enseigner dans des grndes institutions d`enseignement et de recherche, tels que la Sorbonne, Cambridge ou Oxford sont les plus humilies chez nous! On ne veut meme pas regarder les pays qui ont cree ces ecoles et ceux qui ont valorise les diplomes qui en sortent et les comparer au notre. Avec mes excuses pour le manque d`accents! Ibrahima SAKOH, en visite a NY
BAH, dimanche 30 août 2009
WOW! Quel article! Les mots me manquent. Bravo Mr. Barry. Je suis heureux de constater qu`il y`a des guineens comme vous quelque part!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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